Suite à l’allocution du Président du lundi 13 avril, les restaurateurs et hôteliers ont compris que leur activité n’allait pas reprendre de si tôt. Sur les réseaux, on voit donc naître l’inquiétude et le mécontentement de plusieurs chefs. Les premiers concernés par cette situation de crise : « les petits restos à la française ». 

Des chefs inquiets par le prolongement du confinement 

Nous vous parlions précédemment de plusieurs initiatives entreprises par les chefs pour venir en aide aux soignants : le Collectif Solidaire ou encore Les Chefs avec les soignantsToutefois, les restaurateurs sont également touchés et ont eux aussi besoin de soutien pour surmonter cette crise. 

Au lendemain du discours du Président, le chef Michel Sarran – 2 étoiles au Guide Michelin et jury de Top Chef – s’est exprimé sur ses réseaux. « Le tourisme c’est aussi 1 million de personnes, 7% de l’économie française. Monsieur le Président nous aimerions quelques garanties quand même, parce que sinon de nombreuses maisons de rouvrirons pas… ». Soutenu par bon nombre de ses confrères cuisiniers, il entend bien obtenir une réponse rapidement. 

Sur Youtube, le chef Régis Marcon exprime lui aussi son inquiétude pour son avenir et celui du secteur de la gastronomie. Triplement étoilé, il emploi une centaine de salariés dont l’avenir est malheureusement incertain. 

25% des restaurants menacés de fermeture définitive ?

« Pour moi, 25 % des restaurants sont menacés de fermeture définitive, estime Jacques Bally, le président du célèbre guide culinaire Gault & Millau. Les quelques 180 000 établissements qui servent des prestations alimentaires en France ont des profils très divers. La restauration collective va vivre des moments difficiles, mais résister, car elle est adossée à de grands groupes. En revanche, le petit resto “à la française”, du gastro à la bistronomie, tous les chefs installés sans associés financiers ont un risque de mettre la clé sous la porte. Je pense aussi aux affaires familiales des petites communes, parfois enclavées, qui sont mises en très grande difficulté. Quand un couple vit sur le même établissement et que son activité est suspendue pendant plus d’un mois, c’est un désastre. » Découvrez l’article complet sur lemonde.fr

Grâce à l’opération J’aime mon Bistrot aidez vos restaurants et bars préférés à surmonter cette épreuve ! Plus d’informations par ici.